Numéro
J. Phys. Colloques
Volume 38, Numéro C7, Décembre 1977
COLLOQUE INTERNATIONAL du C.N.R.S.
L'ORDRE ET LE DÉSORDRE DANS LES SOLIDES / ORDER AND DISORDER IN SOLIDS
Page(s) C7-271 - C7-271
DOI https://doi.org/10.1051/jphyscol:1977752
COLLOQUE INTERNATIONAL du C.N.R.S.
L'ORDRE ET LE DÉSORDRE DANS LES SOLIDES / ORDER AND DISORDER IN SOLIDS

J. Phys. Colloques 38 (1977) C7-271-C7-271

DOI: 10.1051/jphyscol:1977752

V. - ORDERING AND ELECTRONIC STRUCTURE.

G. TOULOUSE

Laboratoire de Physique de l'E.N.S., 24 rue Lhomond, 75231 Paris Cedex 05, France


Résumé
Les défauts dans les milieux ordonnés (parois magnétiques, lignes de dislocation des cristaux, lignes de vortex des supraconducteurs,...) jouent un rôle important, reconnu depuis longtemps, dans les propriétés de réponse de ces milieux à des contraintes extérieures. Il est possible de faire une étude générale de ces défauts, valable quels que soient la dimensionnalité de l'échantillon et le type d'ordre de la phase. L'avantage de cette étude générale est de révéler des analogies profondes, de suggérer des expériences nouvelles, ainsi que la synthèse de matériaux nouveaux. Un autre avantage est de mettre en évidence les liens étroits avec certaines théories récentes qui décrivent les particules élémentaires comme des défauts. Les défauts peuvent être classés grâce à un critère de stabilité topologique. On peut ainsi distinguer trois grandes familles : les défauts qui ont une charge topologique, les défauts qui sont leurs propres antidéfauts, enfin les défauts non commutatifs. Dans ce dernier cas, le plus étonnant, il existe des obstructions aux croisements et par conséquent une rigidité topologique du système des défauts. Les défauts jouent un rôle dans les fluctuations critiques au voisinage d'une transition de phase ; ainsi, pour chaque type d'ordre, il existe une dimensionnalité en dessous de laquelle, à cause des défauts spontanément créés, il ne peut y avoir d'ordre à grande distance. Dans certaines transitions (les transitions de nucléation), dans certaines instabilités (du type Josephson), les défauts ont un rôle prédominant. Enfin dans les systèmes désordonnés, où l'on observe des transitions de phase (du type localisation électronique dans les amorphes ou du type verres de spin dans les matériaux magnétiques), une question importante est de savoir comment généraliser utilement les notions de domaine et de défaut. Sur ces différents aspects, on s'efforcera de présenter les résultats récents de manière simple.