Numéro
J. Phys. Colloques
Volume 27, Numéro C3, Juillet-Août 1966
COLLOQUE SUR LA PHYSIQUE DES DISLOCATIONS
Page(s) C3-205 - C3-208
DOI http://dx.doi.org/10.1051/jphyscol:1966326
COLLOQUE SUR LA PHYSIQUE DES DISLOCATIONS

J. Phys. Colloques 27 (1966) C3-205-C3-208

DOI: 10.1051/jphyscol:1966326

SUR L'ORIGINE DE LA LIMITE ÉLASTIQUE DES MÉTAUX CUBIQUES CENTRÉS A BASSE TEMPÉRATURE

B. ESCAIG

Laboratoire de Physique des Solides associé au C. N. R. S., Faculté des Sciences, 91 - Orsay


Résumé
Pour expliquer la forte variation thermique de la limite élastique des métaux c. c. à basse température, on suppose (1) qu'au cours de la microdéformation, les dislocations se dissocient de façon sessile, lorsqu'elles atteignent la position vis, et (2) qu'une recombinaison partielle activée thermiquement leur rend leur mobilité, et permet leur multiplication, à la limite élastique. Deux types de plans de dissociation, donc de glissement, sont envisagés, (110) et (112). Le modèle permet de rendre compte à la fois des variations thermiques de la limite élastique, de son énergie et de son volume d'activation, observés à basse température et à vitesse de déformation constante. Le seul paramètre ajusté pour expliquer les expériences est l'énergie des défauts d'empilement introduits sur (110) ou (112). Typiquement, des énergies de µB/100 sont nécessaires pour décrire l'ensemble des mesures. Elles correspondent à des dissociations de quelques distances interatomiques.


Abstract
In order to explain the large temperature dependence of the low temperature elastic limit of b. c. c. metals, we postulate (1) the formation, during microdeformation, of sessile dissociated screw dislocations, and (2) their thermally activated partial recombination to make them mobile, and to allow their multiplication, thus producing an elastic limit. Two planes of dissociation are possible, (110) and (112). One can thus account for the observed temperature dependence of the elastic limit, activation energy and activation volume at low temperatures and constant strain rates. The stacking fault energies of the two planes, (110) or (112), are the only adjustable parameters necessary to explain the experimental results. Typically, it is shown that energies of the order of µB/100, for iron as well as tungsten, are necessary to reproduce the measurements. They correspond to dissociations of several interatomic distances.