Numéro
J. Phys. Colloques
Volume 27, Numéro C2, Novembre 1966
COLLOQUE SUR LA SPECTROMÉTRIE DU SOLIDE
Page(s) C2-131 - C2-132
DOI http://dx.doi.org/10.1051/jphyscol:1966231
COLLOQUE SUR LA SPECTROMÉTRIE DU SOLIDE

J. Phys. Colloques 27 (1966) C2-131-C2-132

DOI: 10.1051/jphyscol:1966231

ABSORPTION RÉSIDUELLE DES SOLIDES DANS L'INFRAROUGE LOINTAIN

A. HADNI

Faculté des Sciences de Nancy


Résumé
A basse température, tous les cristaux deviennent complètement transparents dans l'infrarouge lointain [1] alors que les verres ne voient pas leur transmission modifiée [1]. Toutefois, nous avons constaté que lorsque le cristal contient des impuretés ou des défauts, la supertransmission n'est plus aussi parfaite et l'on peut observer une absorption résiduelle. Nous présentons une démonstration expérimentale, portant sur cinq phonons caractéristiques et vingt cristaux d'origines différentes, de la possibilité d'activer les vibrations propres des réseaux ioniques dans l'infrarouge lointain. Nous avons étudié le rôle des impuretés pour activer optiquement les ondes élastiques des cristaux ioniques. Il s'agissait de généraliser les travaux d'un certain nombre d'auteurs sur les cristaux homopolaires tels que le germanium, le silicium et le diamant. Les difficultés dans le cas des cristaux ioniques, sont d'une part qu'il faut travailler à très basse température pour se débarrasser de l'absorption due au processus à deux phonons, d'autre part les impuretés efficaces sont loin d'être quelconques, ce qui peut expliquer les échecs rencontrés jusqu'à ce jour dans les recherches d'activation. Pour KBr, l'ion Ba2+ semble particulièrement actif, seul ou accompagné d'hydroxyles, et pour ClNa, l'ion Ca2+ est particulièrement actif. Nous donnerons aussi quelques détails sur la spectrométrie dans l'infrarouge lointain et l'utilisation des très basses températures pour refroidir un échantillon étudié en transmission ou en réflexion et nous présenterons un grand nombre de spectres de solides à basse température obtenus par ces techniques.